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Marche hivernale dans le sentier du Domaine de Gaspé

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Thomas Tessier

Tourisme lent

Là où le temps ralentit: Une fin de semaine à Saint-Jean-Port-Joli

Alice Blanchard

Notre vie quotidienne est rythmée par cette effervescence citadine. C’est un bruit de fond, que nous finissons par aimer, voire, que nous recherchons. C’est une vie que nous menons à toute vitesse, alors, parfois il est nécessaire, l’espace d’une fin de semaine de prendre le temps de vivre et de respirer. Choisir une destination qui allie nature, grand air et commodités pour passer un moment loin de la frénésie de la ville.

 Profiter du moment présent

Ce matin-là, l’empressement du départ se fait ressentir. Tout le monde nous rejoint et nous prenons la route avec pour point de chute, cet ancien moulin sur les bords de la rivière Trois-Saumons à Saint-Jean-Port-Joli. Les premières minutes sont consacrées à l’euphorie des retrouvailles et la mise à jour de la vie de chacun. Puis, petit à petit, au gré des paysages qui défilent, les corps se relâchent et l’espace se libère pour enfin profiter du moment présent. La 132 nous guide, le fleuve s’ouvre et les buildings laissent place à la nature. Un environnement figé dans le temps agrémenté de maisons colorées et chaleureuses. Loin des grosses stations de ski et des centres de randonnée bondés, la région de la Chaudière-Appalaches nous offre une tranquillité apaisante et authentique.

 S'approprier le chalet

Sous les recommandations des locaux, nous faisons un arrêt pour le dîner aux « Argiles », l’un des restaurants incontournables de la région. Dans une maison conviviale, offrant une vue bucolique sur les jardins, le menu nous fait une proposition très alléchante : des plats faits maison avec de bons produits. Le sourire et l’accueil des propriétaires nous donnent ce sentiment d’être à notre place et ne rendent que meilleur ce moment. Nous avons même pu être le jury secret d’une nouvelle recette de Ketchup.

 

 

Une fois nos cœurs repus, nous avons repris la route direction le chalet. Il nous a accueillis avec le son des derniers remous refusant d’être emprisonnés par la glace hivernale. Il sera notre foyer pour les deux prochains jours, aussi intimiste que spacieux, nous prenons un instant pour nous l’approprier, chacun à son rythme. Certains décident de lire, d’autres observent la nature évoluer sous la danse d’une lumière dorée qui envahit la grande pièce de vie.

 Retrouver nos âmes d’enfants

Le besoin de respirer se fait ressentir alors nous partons, le long du fleuve, à la poursuite des derniers instants de cette lumière qui, tranquillement, souhaite disparaître. Le fleuve a ce pouvoir hypnotique, qui invite à la contemplation. Assis sur les rambardes de ce vieux bateau nous retrouvons nos âmes d’enfants et nous nous imaginons voguer à la découverte du monde. Le vent froid nous pousse à poursuivre ces conversations, autour d’une bonne bière de la microbrasserie « Ras l’bock». Au chaud, assis dans une salle surplombant le fleuve, nous admirons, en toute tranquillité les couleurs flamboyantes du coucher de soleil.

 

 Un souvenir inoubliable

Le lendemain, le réveil se fait en douceur. Le chalet nous enveloppe de sa chaleur, tandis que dehors le soleil est encore timide. Prendre le temps, n’avoir aucun impératif et partager un petit déjeuner au rythme du café qui coule, cela ressemble à un dimanche matin parfait. L’odeur du pain grillé et du café emplit la maison, l’ambiance est douce et fait perdurer les rêves de cette nuit paisible.

 

 

Plus tard dans la journée, nous partons à la découverte des alentours. Non loin du chalet, le Domaine de Gaspé, met à disposition une dizaine de sentiers pédestres très accessibles. Après quelques minutes de marche, le sentier de la Petite Virée, nous emmènes au sommet d’un belvédère qui nous offre un point de vue époustouflant sur le fleuve. Sur le chemin retour, nous tombons sur une petite clairière où trône un foyer participatif que nous nous sommes empressés d’allumer. Une pause chaleureuse et féérique au milieu des arbres enneigés. Pour parfaire cet instant suspendu dans le temps, un chansonnier, sorti de nulle part, nous accompagne de ses plus belles œuvres. Un échange éphémère et émouvant qui a participé à la construction d’un souvenir inoubliable.

 Une dernière soirée dans la bonne humeur

De retour au chalet, le rouge aux joues et le sourire aux lèvres, c’est au bord du feu que se poursuit cette belle journée. Les verres s’entrechoquent, le feu crépite et les rires s’emmêlent. La nuit tombe, il est temps de rentrer dans le confort de cet ancien moulin. La bonne humeur est omniprésente, la musique à fond nous agrémentons la préparation du repas de nos plus belles voix, sans oublier de danser. Tous assis autour de la table, nous partageons un moment convivial et nous finissons cette fin de semaine de la plus simple et belle des manières, avec un passage dans le spa.

Photos : Thomas Tessier 

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