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Chien au Sommet du Mont Sugar Loaf Parc des Appalaches

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Chloé Ferrari

Plein air

Itinéraire pour une fin de semaine avec pitou dans le Parc des Appalaches

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Chloé Ferrari avec Tofu

Chloé Ferrari

Entre montagnes, rivières et forêts denses, le Parc des Appalaches est une destination confidentielle à découvrir été comme hiver. Situé à environ 1 h 30 de Québec, à la frontière du Maine, ce vaste territoire de 120 km de sentiers séduit autant les randonneurs aguerris que les amateurs de plein air. C’est aussi l’un des rares parcs du Québec 100 % dog-friendly, où les chiens peuvent vous accompagner partout : sur les sentiers mais aussi dans les hébergements.

Voici notre itinéraire de trois jours, à la découverte de deux secteurs emblématiques du parc : le lac Talon et le mont Sugar Loaf. Trois jours d’aventure, de randonnées et de découvertes locales pour profiter de la saison des couleurs et étirer l’automne.

 Jour 1 – Secteur du lac Talon

Randonnée à la montagne de la Grande Coulée

Notre fin de semaine commence dans le secteur du lac Talon, véritable joyau du parc. Pour une première immersion, nous avons choisi la montagne de la Grande Coulée, le point culminant du Parc des Appalaches.

Distance : 7 km aller-retour
Dénivelé : 368 m
Durée : environ 2 à 3 heures
Le départ se trouve au 5e rang. Le sentier débute sur une ancienne piste de motoneige avant de bifurquer vers le sentier 7, qui grimpe en douceur à travers la forêt jusqu’au sommet. La vue panoramique, avec les couleurs d’automne qui tapissent les vallées, récompense largement l’effort.

Nuit au refuge du Martin-Pêcheur

Après la randonnée, nous rejoignons le refuge du Martin-Pêcheur, niché sur  les hauteurs du Petit lac des Vases. Ce refuge rustique, mais confortable, peut accueillir jusqu’à 5 personnes et se rejoint en voiture (300 m de marche) lorsque la neige n’est pas encore tombée. En hiver, il devient accessible uniquement en raquettes (11 km), une belle aventure pour les amateurs d’itinérance hivernale.

Le cadre est d’un calme absolu : le lac, les grands pins, et le crépitement du feu dans le poêle à bois. À proximité, deux plateformes de tentes permettent de dormir sous les étoiles.

 

En fin de journée, nous partons faire une balade vers la halte du Barrage de Drave, un court sentier de forêt qui mène à la rivière Noire et offre une belle lumière en fin d’après-midi. Le lendemain matin, avant de quitter le secteur, nous faisons halte aux chutes de la Devost : une courte marche dans un sous-bois tapissé de feuilles dorées, où l’eau s’écoule paisiblement entre les roches moussues. Un bref arrêt collation au lac Talon clôt cette première matinée en beauté.

 

 

Pause gourmande à Saint-Paul-de-Montminy

Sur la route vers notre prochain secteur, nous faisons halte à Saint-Paul-de-Montminy, chez Au Fourneau. On y sert des pizzas au feu de bois à emporter, mais aussi des bagels maison, accompagnés de confitures et de pickles artisanaux, tout est fait sur place. Un arrêt qui combine chaleur humaine et réconfort culinaire, idéal après une matinée de marche.

 Jours 2 et 3 – Secteur du Mont Sugar Loaf

Nuit au refuge des Pins

Après le dîner, direction Sainte-Lucie-de-Beauregard pour rejoindre le secteur du Mont Sugar Loaf, sans doute le plus emblématique du parc. Nous passons notre deuxième nuit au refuge des Pins, accessible en voiture en automne. Ce refuge spacieux peut accueillir jusqu’à 8 personnes (quatre lits doubles) et se distingue par son atmosphère convivial et sa grande fenêtre ouverte sur la forêt.

Découverte du secteur

Dès notre arrivée, nous partons explorer les environs. Le réseau de sentiers est si bien balisé qu’il invite spontanément à la marche. Nous empruntons le sentier 10 jusqu’au Pont du Brûlé, puis bouclons notre parcours via la halte du Rocher, un abri couvert offrant une vue spectaculaire sur les vallées. Ce que l’on aime ici, ce sont les petits abris nichés un peu partout dans la forêt pour relaxer et prendre le temps d’admirer les paysages. On a vraiment la sensation d’être seuls au monde!

Ascension du Mont Sugar Loaf

Le lendemain, réveil à 6h30 pour profiter de la fraîcheur matinale. Tofu n’étant pas très à l’aise avec la frontale pour une ascension nocturne (un chien qui a peur de son ombre, littéralement !), nous partons à l’aube une fois le jour levé.

Nous choisissons le sentier 10 pour monter au sommet du Mont Sugar Loaf : une montée plus directe, mais un peu plus technique sur la fin, avec quelques sections équipées de cordes. Pour ceux qui préfèrent une ascension plus progressive, le sentier 11 offre une alternative idéale.

Distance : 7,4 km aller-retour
Dénivelé : 372 m
Durée : environ 2 à 3 heures

 

En chemin, le sentier traverse une magnifique érablière qui embrase le sous-bois à l’automne. Arrivés au sommet, un petit abri rouge perché sur son promontoire rocheux nous attend. La vue panoramique sur les monts et rivières environnants est à couper le souffle. Nous y prenons notre déjeuner, seuls, baignés par la lumière dorée du matin.

 

 

Prêt-à-camper au camping du Mont Sugar Loaf

De retour au refuge pour le dîner, nous profitons d’un peu de lecture avant de rejoindre le camping du Mont Sugar Loaf, où nous passons notre dernière nuit. Après deux jours en refuge, l’appel de la douche chaude était irrésistible!

Notre tente prêt-à-camper toute équipée pouvait accueillir jusqu’à 4 personnes. Julien et Tofu n’ont pas tardé à tester le confort du lit pour une petite sieste, pendant que je partais explorer les environs en course en sentier. Au départ du camping, un joli sentier longe la halte du Pêcheur et mène jusqu’au Pont du Méandre, parfait pour une promenade tranquille avant la tombée de la nuit.

 Arrêt gourmand sur la route du retour

Le lendemain matin, on prend ça bien relax autour d’un feu de camp et de pancakes maison avant de rentrer chez nous de l’autre côté du fleuve. Sur le chemin, nous nous arrêtons à la Brasserie rurale Le Plongeon, à Saint-Cyrille-de-Lessard (environ 30 minutes de Sainte-Lucie-de-Beauregard). C’est une adresse à ne pas manquer : une vue spectaculaire sur la vallée, une cuisine créative et locale, et une ambiance détendue. Le menu change au gré des saisons, mettant en valeur les produits du coin. Mention spéciale pour la teurgoule, un dessert typiquement normand qui a fait fondre Julien. Un gros coup de cœur pour clore le séjour en beauté

 

 Informations pratiques

Le Parc des Appalaches en bref

Le Parc des Appalaches, situé dans le secteur de Montmagny, s’étend tout près de la frontière américaine. Niché entre vallées et montagnes, il se trouve à environ 1 h 30 de Québec et 4 heures de Montréal, un emplacement idéal pour une escapade nature en Chaudière-Appalaches.

Droit d’accès journalier : 7 $ par adulte
Particularité : le parc étant situé en altitude, la saison des couleurs débute plus tôt. Pour admirer le pic de l’automne, privilégiez la fin septembre. Nous y étions à la mi-octobre, et c’était pas mal la fin.

Où manger

Au Fourneau 
Pizzas et bagels cuits au feu de bois, à emporter. On y trouve aussi des produits maison à emporter : confitures, marinades, sauces piquantes.

Brasserie rurale Le Plongeon
Une brasserie rurale installée dans un cadre champêtre avec vue panoramique. Le menu, évolutif, fait la part belle aux produits locaux et aux accords mets-bières. L’ambiance est conviviale et sans prétention, une belle surprise gastronomique de la région qui a ouvert ses portes au printemps 2025.

Où dormir

Campings du Mont Sugar Loaf et du Randonneur
Parfaits pour les amateurs de plein air : emplacements pour tentes, VR ou tentes prêt-à-camper déjà montées et équipées (matelas, vaisselle, chauffage).

Refuges du Parc des Appalaches
Une douzaine de refuges répartis dans les différents secteurs du parc, tous accessibles à pied ou en voiture selon la saison. Chaque refuge est réservé en exclusivité, même si vous êtes moins nombreux que la capacité maximale, un vrai luxe pour profiter du calme.

Micro-Chalets des Appalaches
Pour un confort supérieur, ces chalets modernes offrent un cadre douillet avec toutes les commodités, à deux pas du parc. Parfait pour terminer le séjour en douceur après plusieurs jours de rando.

Photos : Chloé Ferrari