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Pascale Anctil

Plein air

Échappée automnale : un week-end à la découverte du Parc national de Frontenac

Pascale Anctil

C’était l’un de ces premiers week-ends d’automne où l’excitation monte en flèche à l’idée d’explorer un nouveau coin encore inconnu. Nous avons chargé le canot sur le toit de la voiture, rassemblé tout notre équipement de camping, et c’était parti pour l’aventure! Direction le Parc national de Frontenac, secteur Saint-Daniel.

 Un campement parfait

Après avoir quitté l’autoroute, nous avons emprunté ces petites routes de campagne typiques de la Chaudière-Appalaches. Nous avons traversé des champs dorés et des charmants villages, chaque virage nous rapprochant un peu plus de notre destination.

 

 

Dès notre arrivée à la base de plein air, la bâtisse principale nous accueillait avec une vue imprenable sur le Grand Lac Saint-François. À la réception, une dame passionnée nous a enthousiasmés avec une liste d’activités et de lieux incontournables à explorer. Nous n’avons pas hésité à suivre ses conseils !

 

Notre site de camping, situé dans la Baie-aux-Rats-Musqués, était tout simplement parfait : en bordure du lac, face à l’horizon, avec sa promesse de couchers de soleil spectaculaires. Après avoir monté notre campement, impatients, nous avons pris le canot pour explorer les eaux paisibles sous la lumière dorée de la fin d’après-midi.

 

 La tranquillité du camping d'automne

Le lendemain matin, nous avons suivi la recommandation de la dame de la réception et pris la direction du sentier de la Tourbière. Dès les premiers pas, je compris pourquoi elle en était si enthousiaste. Les passerelles de bois s’étiraient durant des kilomètres à travers une forêt alternant conifères et tourbières à perte de vue. À chaque pas, un nouveau tableau naturel se révélait. L’air était saturé d’odeurs boréales, des textures de lichens, d’écorces et de champignons sauvages cohabitaient avec ses fougères orangées et les plantes carnivores qui contrastaient sur les tapis de sphaigne verdoyants. Chaque détail évoquait la richesse de la biodiversité, un véritable jardin sauvage, un moment de pure symbiose.

Après le déjeuner, nous sommes partis vers notre prochaine aventure, nous avons parcouru le littoral et longé les rives du Grand Lac Saint-François. Les plages et aires de pique-nique désertes à cette période de l’année nous donnaient l’impression d’avoir le lac et le territoire pour nous seuls. C’est ce sentiment de tranquillité et de calme, si propre au camping en automne, que j’apprécie tant.

 Sous les étoiles

Le dernier soir, nous avons clôturé la journée avec un somptueux coucher de soleil suivi d’une fondue chinoise sous les étoiles, près du feu de camp.

 

 Une vie époustouflante sur la région

Le lendemain matin, il était hors de question de faire la grasse matinée, bien décidés à ne pas laisser filer l’occasion d’atteindre le sommet du Mont Adstock. Depuis notre arrivée, je n’avais qu’une idée en tête : y voir le lever du soleil. Nous avons choisi un sentier qui nous permettait d’accéder au sommet en seulement 45 minutes. La montée, bien que rapide, offrait une vue époustouflante sur la région. Au sommet, les premiers rayons du soleil caressaient l’horizon, illuminant la région.

 

 

La satisfaction du retour fut bien plus grande que l’effort en soi. Revenir, s’emmitoufler dans notre sleeping, se réchauffer, s’assoupir et puis s’imaginer avoir rêvé…

 

 

Cette escapade en Chaudière-Appalaches restera gravée dans nos mémoires. Et nous savons déjà que nous reviendrons un jour explorer d’autres trésors cachés de cette région.

Photos :Pascale Anctil

@pascaleanctil

 

Parc national de Frontenac (secteur St-Daniel)

175 Route du Parc, Adstock

Nature paisible au bord du Grand lac Saint-François.

Station récréotouristique du Mont Adstock

120 Rte du Mont Adstock, Adstock

Au sommet, admirer le panorama avec une vue 360 degrés sur la région et ses nombreux lacs.

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