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Marius B. Musée

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Ange Hébert Corriveau

Culture

Ange et sa fille sur la route des expositions

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Guide locale : Ange Hébert-Corriveau

Ange Hébert-Corriveau

Chaque année, à l’aube du printemps, je sens l’espoir de renouveau se frayer un chemin à mesure que fondent les bancs de neige. À travers la grisaille d’avril et la douceur de mai, deux expositions faisant rêver à la saison fleurie ont attiré mon attention.

 En route vers le musée!

Au Marius B. Musée, à Saint-Joseph-de-Beauce, le site séduit d’emblée avec ses bâtiments ancestraux impeccablement préservés au cœur de la vallée beauceronne. Fondé en hommage à l’ethnologue Marius Barbeau, le musée contribue à la valorisation du riche patrimoine culturel régional.

Nous avons débuté notre visite par l’exposition de l’artiste ontarien Bill Vincent qui propose un herbier unique. Ses peintures hyperréalistes de spécimens botaniques exhibent la fragilité du vivant, sa transformation et ses cycles saisonniers. Des œuvres délicates qui intriguent et surprennent.

La seconde exposition présente quelques pièces rares d’une collection privée : Trésors de Céramique de Beauce. Pendant un demi-siècle, cette entreprise – en même temps école nationale de céramique fondée par l’État québécois – a vu naître le talent de certains des céramistes les plus audacieux de leur époque. Ma fille et moi avons été touchées par le savoir-faire remarquable et l’originalité de ces artisans beaucerons. Une chouette découverte!

 Des œuvres qui nous transportent.

Ensuite, direction l’Espace culturel du quartier Saint-Nicolas  pour aller à la rencontre d’une artiste lévisienne dont j’apprécie particulièrement le travail, Karine Locatelli. Dans le cadre de la Manif d’art 12 de la Biennale de Québec, ses créations multidisciplinaires présentent des fragments du paysage hivernal québécois où le retour de la nature vivante réconforte et apaise.

On s’imprègne de ses dessins qui nous plongent dans la douceur d’un environnement sauvage. Papier teint au bleuet, amas de courtepointes blanches et grises rappelant un banc de neige de fin d’hiver, et pissenlits qui émergent d’une butte d’herbe sèche viennent rappeler l’aspect éphémère du paysage. Comme toujours, la finesse, la sensibilité et la poésie qui se dégagent de ses œuvres nous transportent.

 Le retour de la saison des pique-niques

Avant de reprendre le chemin de la maison, nous faisons un dernier arrêt chez  Alicia Sanchez, histoire de mettre la main sur leurs délicieuses options de plats pour l’apéro : lonza au fenouil et à l’orange, burrata aux artichauts, pesto et tomates confites, olives chaudes et cajous au bbq. Cette promesse du retour de la saison des pique-niques vient compléter à merveille ce bel après-midi d’ode au printemps!

Photos : Ange Hébert-Corriveau

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