7 endroits pour observer la Grande Oie des neiges

Oies - Paysage - Fleuve - Montagnes - Montmagny et les îles

Pour connaître les dernières observations à jour, veuillez consulter le blog de Benoit Gendreau www.migrationdesoies.ca

Saint-Vallier

La halte municipale de Saint-Vallier est un lieu d'observation qui offre l'une des plus grandes concentrations d'oies pendant les saisons de migrations au printemps et à l'automne. 

Périodes pour observer les oies :

  • Printemps : début avril à la mi-mai
  • Automne : fin septembre à début décembre

Berthier-sur-Mer

À la marina de Berthier-sur-Mer et à la baie localisée à l'ouest du village, vous pourrez observer les oies qui se nourrissent sur la batture à proximité des points d'observations, peu importe le niveau de la marée. Plusieurs autres espèces d'oiseaux peuvent y être observés.

Périodes pour observer les oies :

  • Printemps : début avril à la mi-mai
  • Automne : fin septembre à début décembre

Montmagny

Montmagny est la capitale de l'Oie blanche ! Plusieurs lieux sont aménagés près de leurs habitats favoris :

  • Bassin de Montmagny
  • Pointe-aux-oies
  • Marais de Canards Illimités
  • Sentier de l'Oie Blanche

Périodes pour observer les oies :

  • Printemps : début avril à la mi-mai
  • Automne : fin septembre à fin novembre

Isle-aux-Grues

Accès à l'île via la Traverse L'Isle-au-Grues-Montmagny  ou Air Montmagny.  Vous comtemplerez des paysages insulaires et des oies des nieges du côté nord de l'Isle-aux-Grues, sur la route tout près du fleuve.

Périodes pour observer les oies :

  • Printemps : début avril à la mi-mai
  • Automne : fin septembre à fin novembre

Cap-Saint-Ignace

Plusieurs points d’accès au fleuve se trouve à Cap-Saint-Ignace. Au printemps, comme une Zone d’Interdiction de Chasse (ZIC) y est établie, vous bénéficierez d'une meilleure période d'observation dans ces lieux :

  • Centre Art-Terroir (Vieux quai)
  • Sentiers du Petit-cap (ouvert seulement au printemps)
  • Champs bornant la Route 132

Périodes pour observer les oies :

  • Printemps : début avril à la mi-mai
  • Automne : fin septembre à fin novembre

L'Islet

Parfois moins nombreuses à L'Islet, les oies des neiges viennent toutefois plus à proximité des gens. Le lieu à ne surtout pas manquer est le refuge d’oiseaux migrateur de Trois-Saumons. Voici les lieux pour observer les oies de plus près :

Périodes pour observer les oies :

  • Printemps : début avril à la mi-mai
  • Automne : fin septembre à fin novembre

Saint-Jean-Port-Joli

En plus des lieux pour observer les oies des neiges, n'oubliez pas de faire une randonnée dans le centre-ville où vous trouverez de bons restaurants et des boutiques authentiques :

Périodes pour observer les oies :

  • Printemps : début avril à la mi-mai
  • Automne : fin septembre à début septembre

Informations sur les Oies

Moment propice à l'observation

La variation de la marée ainsi que le moment de la journée influencent les déplacements journaliers des oies et, par le fait même, la qualité des observations. Les oiseaux profitent de la marée basse pour se nourrir des plantes qui sont normalement recouvertes par l'eau, ce qui rend l'observation moins intéressante puisque les oies sont éloignées. À marée haute, les oies sont forcées de rejoindre le rivage et les observations sont alors à leur meilleur puisque vous avez la chance de les voir de très près. Elles peuvent au choix se reposer sur l'eau en attendant que la marée redescende ou bien gagner les terres agricoles pour s'y nourrir. Les oies, qui visitent les milieux agricoles pendant la journée, n'y passent généralement pas la nuit à moins que les terres ne soient inondées. En fin de journée, avec le coucher du soleil, les oies reviennent passer la nuit au fleuve puisque la proximité de l'eau leur offre une sécurité contre les prédateurs.

Migration

Chaque printemps, la Grande Oie des neiges quitte les sites d'hivernage sur la côte est américaine et se dirige vers l'Arctique canadien dans le but principal de nidifier. Le passage des oies dans la région de la Chaudière-Appalaches est une halte sur le trajet impressionnant qu'entreprennent les oiseaux annuellement soit près de 8 000 km. Environ 900 km séparent les sites d'hivernage aux États-Unis de la région de la Côte-du-Sud. Les oies parcourent cette distance sans escale, en quelques jours seulement, à une vitesse variant entre 55 et 95 km/h. De la mi-avril à la mi-mai, les oies séjournent dans la région dans le but de refaire le plein d'énergie. La seconde partie de leur périple représente environ 3 400 km que les oiseaux complètent en une semaine et demie pour atteindre les sites de nidification au début du mois de juin. À l'automne, les oies entreprennent le trajet inverse mais cette fois-ci, accompagnées de leurs jeunes âgés d'à peine 6 à 8 semaines. Bien que la femelle ponde en moyenne quatre oeufs, la taille des familles dans la halte du Saint-Laurent est de 2,5 jeunes. La halte migratoire automnale s'observe dès la fin du mois septembre et tout au long du mois d'octobre jusqu'au départ des oies pour la côte est américaine.

Carte de migration de l'oie blanche

Alimentation

À l'automne, dès leur arrivée dans la vallée du Saint-Laurent, les oies fouillent le sol boueux pour en retirer le rhizome ( tiges souterraines ) du Scirpe d'Amérique. Le Scirpe américain Scirpus americanus est la vedette incontestée du littoral et la nourriture de prédilection de la Grande Oie des neiges qui est un oiseau exclusivement herbivore. Elles se gorgent de cette plante en raison de ses qualités nutritives. Au printemps, les oies se nourrissent également des grains résiduels des champs de céréales. Vous pourrez par exemple les observer sur les terres agricoles près de la route 132 à Cap-Saint-Ignace.

L'Oie adulte

La Grande Oie des neiges adulte est entièrement blanche à l'exception des rémiges ( plumes du bout des ailes ) qui sont noires. L'envergure des ailes est d'environ de 1,5 mètre et il existe peu de différences externes entre le mâle et la femelle. Le poids moyen des adultes est de 3 kg. Les oies vivent en moyenne 8 ans. La coloration rousse de la tête et du cou de l'oie est due à la concentration de fer contenue dans le sol vaseux des rives du Saint-Laurent. En cherchant les racines des plantes aquatiques pour se nourrir, les particules de fer se collent au plumage et s'oxydent au contact de l'air.

L'Oie juvénile

Au printemps, mais plus particulièrement à l'automne, vous pourrez distinguer aisément les oies adultes des juvéniles. Le plumage des jeunes oies nées dans l'Arctique pendant l'été est gris. Au cours de leur première année, les jeunes oies vont muer pour devenir graduellement blanches. Le bec et les pattes, qui sont noirs à la naissance, deviennent lentement rose foncé et les juvéniles pèsent environ 2 kg à 2,5 kg.

L'Oie qui porte un collier

Certaines oies portent un collier jaune sur lequel on peut lire deux lettres et deux chiffres (exemple: JE57). Il s'agit d'une technique de marquage qu'utilisent les biologistes pour identifier à distance un oiseau sans avoir à le capturer. Cette technique permet d'obtenir de l'information sur le déplacement des oies, la durée de séjour, le statut de l'oiseau, etc. Les oies peuvent aussi avoir une bague métallique à la patte droite, mais seulement les femelles portent le collier. L'installation se fait généralement dans l'Arctique canadien au moment de la mue lorsque les adultes sont incapables de voler.

La famille

L'automne est aussi un bon moment pour observer le réseau familial des oies. Ainsi, il n'est pas rare de pouvoir distinguer parmi un grand groupe d'oies sauvages un couple uni pour la vie suivi de trois ou quatre petits occupés à s'alimenter sous l'oeil attentif des parents. En effet, pendant que la famille s'alimente, les parents jouent le rôle très efficace de système d'alarme. Ainsi, vous remarquerez l'oie sentinelle qui se tient le cou bien étiré, à l'affût pour signaler l'approche du danger.

Source : Guide d'information sur l'Oie Blanche