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G&R FILMMAKER
July 5, 2022
Active Nature

Sugar Loaf Mountain or Talon Lake

In the fall, during the season of colors, when you come hiking in the Parc des Appalaches, the show begins as soon as you drive. The roads are adorned with such warm colors that we are already in the mood even before starting our hike.

Dans le Parc des Appalaches, deux secteurs nous ont en particulier émerveillés. Le mythique Sugar Loaf, à Sainte Lucie de Beauregard est certainement LA randonnée à faire à cette saison ! Mais il y a également la montagne du Lac Talon, au départ de Saint Fabien de Panet, qui moins connue, offre un spectacle tout aussi époustouflant. Ces deux randonnées nous permettent d’arpenter cette nature en feu, qui nous donne l’impression de jouer ses dernières cartes avant de se préparer à son long sommeil d’hiver. Et là, on peut vous assurer que tous nos sens sont en éveil!

La vue est bien sûr la première sollicitée. On n’en croit tout simplement pas nos yeux devant toutes ces nuances de couleurs qui nous entourent. Du jaune doré au rouge bordeaux, en passant par des oranges feu et des couleurs plus pastels…la Nature est une véritable artiste qui sait nous surprendre! Et quand elle reçoit l’aide du Soleil qui par ses rayons vient éclairer le sous-bois, l’ambiance est alors presque irréelle. Une chaude lumière nous éblouit et nous enveloppe, rendant ces lieux féériques.

Une fois arrivés à l’un des points de vue ou au sommet, on ne peut que s’arrêter contempler. Face à ses étendues colorées, on croirait se trouver devant un tableau vivant. Chaque touche de rouge, de orange ou de jaune est comme placée adéquatement, de façon équilibrée lorsque l’on a une vue d’ensemble, et se dégrade à l’infini. En tant que photographes, on ne sait tout simplement pas où donner de la tête. On a envie de tout photographier, sous tous les angles, que ce soit les paysages, les arbres ou même les feuilles déjà tombées au sol !


En complément de nos yeux, notre odorat est également fortement sollicité. Lorsque l’on traverse l’une des érablières parcourant les sentiers, on sent immédiatement un petite odeur sucrée envahir nos narines. Cette odeur nous a aussitôt rappelé celle des bonbons durs à l’érable que l’on aime tant. On ne vous cache pas que ça nous a rapidement mis l’eau à la bouche ! En se concentrant un peu plus, on distingue également l’odeur des premières feuilles, qui tombées au sol, commencent à se décomposer. Cette odeur d’humus est certes plus subtile mais facilement reconnaissable. Elle nous relie instantanément à la terre et nous rappelle le côté sauvage de ces lieux.

La faune est elle aussi bien présente. On entend dans les arbres des écureuils, qui, perchés sur leur branche, rient sur notre passage. On surprend des tétras du canada qui détalent brusquement dans les feuilles mortes à notre arrivée. Les pic bois nous signalent leur présence de tapotements effrénés contre des troncs proches. Les geais nous suivent de branche en branche et leur sifflement caractéristique nous accompagne durant notre randonnée. Le bruit de la végétation qui s’est déposée au sol est propre de l’automne. Les feuilles mortes se froissent sous nos pieds et ce crissement rythme nos pas.

Enfin, on a envie de toucher cette flore qui s’offre à nous. On s’arrête à de nombreuses reprises lors de nos randonnées pour prendre en main avec précaution cette Nature si éphémère. Une feuille d’érable rouge entre deux doigts, on prend encore plus conscience de l’impermanence et du caractère cyclique de tout ce qui nous entoure. Cette feuille, issue d’un arbre qui quelques mois auparavant donnait son eau aux cabanes à sucres, finit sa vie au sol. On en profite aussi pour choisir un arbre, s’en approcher et le serrer dans nos bras. La sylvothérapie nous connecte à ses grands sages.

Malgré cette saison qui peut apparaitre un déprimante pour certains, ils nous font comprendre qu’il n’en est rien et qu’il ne faut redouter ce qui s’en vient. La nature ne lutte d’ailleurs pas contre sa destinée. Au gré des températures qui se refroidissent et des premières chutes de neige qui font leur apparition, elle se laisse aller, confiante de renaitre au printemps prochain. Tout a une fin et randonner l’automne sur les sentiers du Parc régional des Appalaches nous le rappelle de façon très habile et nous reconnecte un peu à notre propre essence. Vous l’aurez compris, l’automne est définitivement notre saison préférée, et encore plus depuis qu’on l’a découverte dans le Parc régional des Appalaches.

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